Situé sur un éperon rocheux dominant la vallée, le château fort de Berthoud a été construit vers 1200 comme résidence seigneuriale par le duc Berthold V de Zähringen, qui a fondé en même temps la ville. Son projet était de créer un centre de pouvoir pour un duché impérial de Bourgogne. Cet ensemble, comprenant un donjon, un logis seigneurial, une salle d’apparat et un mur d’enceinte, se lit encore dans le site bâti actuel.
Succédant en 1218 aux Zähringen, les comtes de Kibourg ajoutent des éléments gothiques, principalement le mur d’enceinte avec ses bossages et ses tours de flanquement. En 1384, le château devient un siège administratif bernois. Certaines transformations, comme la reconstruction de la charpente du logis seigneurial, soulignent la continuité du pouvoir, tandis que d’autres, telle la division des grandes salles, manifestent le caractère fonctionnel d’un siège de bailliage. Le château a connu une continuité d’usage pendant plus de 600 ans et Berne en a assuré l’entretien. Cette tâche a été reprise en 2017 par la Fondation du Château de Berthoud, qui exploite maintenant dans les bâtiments à la fois un musée, une auberge de jeunesse et un restaurant.
Pendant des années, l’École de la Cité de Luc Besson a incarné le rêve ultime pour des centaines de jeunes passionnés de cinéma.
Une école gratuite. Sans diplôme obligatoire. Une promesse d’égalité dans un milieu réputé fermé.
Mais derrière les plateaux de tournage, les masterclass prestigieuses et l’image du “Hollywood français”, d’anciens étudiants parlent aujourd’hui d’un tout autre décor.
Climat toxique, accusations de comportements déplacés, fatigue extrême, sentiment d’emprise psychologique, exploitation déguisée en opportunité professionnelle… Que s’est-il réellement passé derrière les murs de cette école devenue mythique ?
À travers témoignages, enquêtes journalistiques, récits d’anciens élèves et analyse du système Besson, ce podcast plonge dans les coulisses d’un empire où le rêve du cinéma aurait parfois viré au malaise.
Un récit troublant sur le pouvoir, le silence, la fascination pour les génies… et les limites que certains milieux artistiques ont longtemps refusé de voir.
✍️ Auteur : Milan Veber
🎙️ Voix off : Guy Deloeuvre
Avril 2014. Un bateau fait naufrage en Corée du Sud, faisant près de 300 victimes.
2013. Un photographe amateur coréen expose à Versailles.
Août 1987. 32 membres de la secte coréenne Odaeyang sont retrouvés morts.
Le lien entre ces faits ? C’est Bernard Hasquenoph qui le découvrira. Intrigué par le succès d’Ahae, pseudonyme du photographe amateur, il mènera l’enquête et sera le premier à révéler la véritable identité de l’artiste coréen, milliardaire et mécène, entrepreneur et gourou, au réseau d’influence vaste et bien implanté. Et plus ses recherches avancent, plus les révélations sont obscures et incroyables...
À travers le portrait d’un homme, nous plongeons dans un monde mafieux aux ramifications inattendues, tel le mécénat culturel international qui interroge la valeur de l’art et la probité de ceux qui en ont la charge.
Bernard Hasquenoph est journaliste et créateur du blog sur la vie des musées, Louvre pour tous. Il milite pour un plus large accès à la culture et dénonce la dérive marchande des institutions culturelles publiques.
Thelonious Monk est l’un des plus grands pianistes du siècle dernier, un génie de la musique qui aura bousculé les conventions et porté la composition dans le jazz au firmament. Transgressif, sans concession, son art est intemporel, inégalé voire inégalable. Laurent de Wilde dépeint savoureusement la vie et l’œuvre de l’artiste qui sont l’un comme l’autre, tout autant mystérieux et singuliers, voire étranges. Musicien fabuleux, brillant écrivain et normalien, Laurent de Wilde incarne ici son récit avec style et rigueur.
Excellent biographe, pédagogue, l’auteur s’adresse à tous les publics et permet de comprendre et d’apprécier encore plus la musique d’un artiste sans compromis.
Un ouvrage devenu référence, incarné ici par la voix de son auteur.
Augustin Bondoux / Patrick Frémeaux
Les carnets de guerre de deux observateurs français. Après avoir notamment couvert la guerre en Libye, Liseron Boudoul et Charles d’Anjou décident, en février 2022, de partir en Ukraine pour témoigner de ce qui se passe dans le Donbass prorusse. C’était deux semaines avant le début de cette guerre fratricide entre l’Ukraine et la Russie, que personne autour d’eux n’imaginait. Témoins privilégiés, seuls Français sur le terrain, les deux observateurs sont restés plusieurs mois au cœur du conflit, interviewant la jeunesse indignée, interpellant les combattants tchétchènes, écoutant les victimes de tous bords. De Donetsk à Marioupol, ils nous entraînent sur les routes éventrées de l’Ukraine, de checkpoint en checkpoint, et de drames en retrouvailles. Au plus près du réel, cernés de snipers et de drones, ils offrent ainsi aux auditeurs un témoignage rare de ce qui se passe à trois mille kilomètres de Paris, et des rencontres uniques avec les civils ukrainiens comme avec les soldats russes. Après l’écoute de ces carnets de guerre, qui complètent magistralement tous les reportages télévisés, plus personne ne pourra dire qu’il ne savait pas.
Et si Le Diable s’habille en Prada n’était pas juste un film sur la mode… mais un miroir discret de nos propres compromis ?
Dans ce podcast, je replonge dans l’univers glacé et fascinant de Miranda Priestly pour comprendre pourquoi ce film me suit encore aujourd’hui. Derrière les looks iconiques et les répliques devenues cultes, je décortique ce qui rend cette histoire si dérangeante : le pouvoir silencieux, la pression sociale, et cette transformation insidieuse qui peut nous faire perdre pied sans qu’on s’en rende compte.
À travers mon regard, mes propres réflexions, et quelques anecdotes personnelles, je tente de répondre à une question simple… mais inconfortable : jusqu’où je serais prêt à aller pour réussir ?
Un épisode immersif, intime, qui dépasse largement le cinéma pour toucher à quelque chose de plus profond… et de plus universel.
C’était en 1974. Le monde horloger scrutait son avenir dans un cristal de quartz, La Chaux-de-Fonds inaugurait le lieu qui allait exposer son histoire : le Musée international d’horlogerie (MIH). L’ouverture de ce bâtiment, signé des architectes Pierre Zoelly et Georges-Jacques Haefeli, fut immédiatement saluée comme un événement. Indéniablement, ce bel exemple d’architecture brutaliste presqu’entièrement enterré, est aussi discret que les collections qu’il abrite sont riches. Le champ chronologique et typologique couvert par les pièces exposées, le souci des fondateurs de mettre ce patrimoine considérable à la portée d’un large public, permirent à l’institution de se hisser au rang des premiers musées du monde dans le domaine de la mesure du temps. En outre, le MIH va au-delà de sa seule fonction muséale en la doublant d’un Centre de restauration en horlogerie ancienne et d’une mission de recherche universitaire avec le Centre d’études L’Homme et le Temps.