Le Morillon est la dernière campagne bernoise, c’est-à-dire une maison liée à un domaine agricole appartenant à une famille patricienne fortunée. L’éloignement de la ville, malodorante et bruyante en été, a toujours été un moteur pour construire une maison de campagne. Ces demeures permettaient de mener une vie agréable et offraient un espace représentatif pour des événements conviviaux. Mais en réalité, le Morillon est aussi une villa, car il est établi à proximité de la ville et s’est détourné des formes traditionnelles de la maison de campagne bernoise du 18e siècle. Son plan comme ses façades s’inspirent de modèles italiens du 16e siècle. Les villas d’Andrea Palladio ont joué un rôle essentiel pour le jeune architecte Ludwig Friedrich Osterrieth lorsqu’il a élaboré le projet en 1830. Le maître d’ouvrage Friedrich Ludwig von Wattenwyl, particulièrement exigeant, s’intéressait à l’architecture et à l’art ; il était lui-même peintre et dessinateur à ses heures. Des héritages et un mariage lui ont permis de construire et d’aménager un bâtiment extraordinaire qui, jusqu’en 2018, était un refuge presque secret de l’histoire et de l’art bernois. Depuis, le bâtiment a été restauré et il est devenu accessible au grand public à l’occasion d’événements culturels.
Un voyage passionnant dans l’univers et l’histoire du tricot, au gré des changements sociaux, économiques et politiques. Nous n’avons jamais été aussi connectés et aussi isolés à la fois…Dans ce livre singulier, Loretta Napoleoni, économiste et journaliste, aborde le tricot comme une métaphore parfaite de ce fil manquant qui pourtant, dans la pratique comme dans l’histoire, nous relie les uns aux autres, les unes aux autres.Égrenant souvenirs personnels et anecdotes historiques, vantant l’importance économique et les vertus thérapeutiques d’une activité qui retrouve aujourd’hui son rôle et sa valeur, elle montre que le tricot peut aussi nous aider à démêler l’écheveau de nos vies.
“Tout le monde me prend pour un homme de bien ; mais la vérité pure est que je ne vaux rien.” Tartuffe
Quel poison s’est insinué dans le foyer d’Orgon ? En laissant Tartuffe entrer dans sa maison, Orgon ne pouvait imaginer qu’il allait mettre en péril sa fortune, son honneur et l’unité de sa famille.
Dans cette pièce hautement provocatrice, Molière démontre toute l’étendue de son talent pour fustiger, sous couvert du rire, les impostures d’un discours religieux drapé dans les oripeaux de la dévotion.
Avec Le Tartuffe, Molière livre une satire grinçante de toutes les hypocrisies qui reste toujours actuelle, et le nom de Tartuffe est définitivement passé dans la langue comme synonyme d’hypocrite.
Jean-Baptiste Poquelin, dit Molière (1622-1673), Dramaturge, acteur et directeur de troupe de théâtre. Fils d’un tapissier, il renonce à reprendre l’affaire familiale pour se tourne vers le théâtre. Et fonde en 1643 “l’Illustre Théâtre” en se fixant comme objectif de “faire rire les honnêtes gens”.
Considéré comme le patron de la Comédie-Française, il en est toujours l’auteur le plus joué. Impitoyable envers le pédantisme des faux savants, les mensonges des médecins ignorants, la prétention des bourgeois enrichis et l’hypocrisie des faux dévots, Molière aime la jeunesse qu’il veut libérer de contraintes absurdes.
Il affirme dans la préface de “Tartuffe”, que « le but de la comédie est de corriger les hommes, tout en les divertissant ».
Le 17 février 1673, Molière meurt après la 4ème représentation du “Malade imaginaire”.
Treize scandales célèbres racontés dans cet ouvrage délicieux, tantôt comiques, souvent pathétiques, parfois tragiques. Ces affaires sont analysées pour lutter contre deux idées : non, il n’existe pas de “génie” du faux (sauf ceux qui n’ont pas été attrapés) ; oui, il y en a partout, et ils sont très difficilement détectables. 40 % des œuvres du Metropolitan Museum of Art de New York sont des faux – c’est du moins l’opinion de son ancien directeur, Thomas Hoving. Cette édition totalement revue et augmentée comporte cinq nouvelles affaires, plus passionnantes les unes que les autres.
Une lecture inédite du "Petit manuel du faussaire" réalisée par l'auteur est disponible à la fin de ce livre audio.
Lisez, écoutez, écrivez ! Pocket et Nathan s'associent et proposent " Une œuvre, une voix ", une collection qui engage l'élève dans une lecture active et personnelle. Ce livre est un formidable appel à la vie et à l'amour d'Emmanuelle Laborit qui se bat pour faire reconnaître l'identité et les droits des trois millions de non-entendants français.
Emmanuelle n'a jamais connu que le silence. Alors, pour s'évader de cette prison, pour clamer son existence, elle s'est mise à crier. Des cris d'oiseau de mer, disaient ses parents. C'est ainsi qu'elle est devenue la Mouette.
À sept ans, Emmanuelle découvre le langage des signes. Le monde intelligible s'ouvre enfin, elle devient une petite fille rieuse et "
bavarde ". Puis, aux désarrois de l'adolescence, s'ajoute la révolte devant l'ostracisme social dont sont frappés les sourds. Alors très vite, elle engage la lutte jusqu'à la victoire finale : son triomphe au théâtre dans
Les Enfants du silence, son combat pour faire connaître les droits de cinq millions de déficients auditifs.
Salammbô (1862) est un roman historique de Gustave Flaubert . L'action se déroule à Carthage immédiatement avant et pendant la révolte des mercenaires (241-237 avant notre ère). La principale source de Flaubert était le livre I des Histoires , écrit par l'historien grec Polybe . Le roman fut extrêmement populaire lors de sa première publication et suscita un regain d'intérêt pour l'histoire duconflit de la République romaine avec l'avant-poste phénicien nord-africain de Carthage .
Les derniers moines ont quitté la Chartreuse d’Ittingen en 1848. Les bâtiments, construits au fil des siècles, sont passés en possession du canton de Thurgovie, puis de propriétaires privés, qui les ont utilisés comme résidence seigneuriale et ferme modèle. Depuis 1977, la Fondation de la Chartreuse d›Ittingen exploite le complexe en tant que centre culturel et de rencontre, qui abrite également deux musées cantonaux. L’ensemble du complexe, parfaitement conservé, offre un aperçu vivant de l’histoire du lieu et de ses anciens habitants. Dans les cellules des moines, les jardins de la croix et l’église rococo richement meublée, l’image de soi des chartreux en tant qu’ermites de la communauté peut être vécue directement.